Ce tiré à part est extrait de La Leçon de Musique / The Music Lesson de/by Claude d'Esplas.
Pour en savoir plus : ADG-PARIS
A l'heure des souvenirs, Gabriel Fauré confesse à L'Echo de Paris (avril 1924) qu'il a grandi dans “une région de toute beauté, riante, magnifique, splendide...” et d'ajouter : “J'y ai même pensé si souvent lorsque je composais... que beaucoup de mes œuvres, j'en suis à peu près sûr, doivent porter la trace encore des promenades que je fis, tout petit garçon, dans ce beau pays de mes pères...”.
Le petit Gabriel (devrait-on dire Ariel ?) est né le 12 mai 1845, rue Major à Pamiers, d'une lignée ariégeoise de Calibans de l'enclume (“faure” veut dire “forgeron” en langue d'Oc) reconvertis dans l'étal avant de manier la plume. Du côté maternel, les Lalène-Laprade, descendants d'un demi-solde du Premier Empire tiennent leur rang à Gailhac-Toulza, localité jouxtant la Basse-Ariège sise à quelques lieues de Canté, village qui donna un pape à l'Inquisition : “l'Ariège produit des hommes et du fer” énonçait lapidairement Bonaparte.
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